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Comment une équipe peut-elle culbuter de la 6ème à la 21ème place en si peu de temps?

Surtout lorsque le cœur de sa formation , composé de plusieurs surdoués à peine sortis des rangs juniors, t’a enfin mené aux éliminatoires pour une première fois en cinq ans.

Comment expliquer qu’après avoir réécrit son histoire avec 47 victoires et 103 points cette équipe n’existe plus?

Combler un recul de sept points en 15 matchs avec sur son chemin Columbus, Pittsburgh, New York, Chicago, Boston, Washington et Montréal deux fois, devient une mission impossible pour les Panthers.

Des décisions douteuses prises au deuxième étage ont causé leur perte.

D’octobre à aujourd’hui l’aventure a été chaotique, à part un petit passage surprenant.

Dès le départ, on a senti que toute la mouvance, survenue au cours de l’été précédent, avait créé un véritable malaise.

La famille tissée serrée d’avril dernier avait perdu de ses membres et le deuil laissait des séquelles.

Des ingrédients sacrifiés manquaient à la chimie tandis que certains ajouts ne se mariaient pas à la recette. Les nouveaux Panthers ne montraient plus leur belle assurance du dernier printemps. Ils se sont contentés de trois petits gains en huit matchs, dans le premier mois d’activités.

Les choses ne s’annonçaient pas bien.

En novembre et décembre, il était évident que la potion magique du propriétaire Vincent Viola ne fonctionnait pas.

Sa décision de « tasser » Tallon de son siège de DG pour remettre les pouvoirs à un inconnu, Tom Rowe, faisait de sérieux dégâts.

Et lorsque ce dernier a congédié Gerard Gallant pour prendre son poste d’entraineur, cette organisation est devenue la risée à travers la Ligue nationale.

En même temps, la stabilité de 2015-2016 faisait place à un fouillis désarmant.

Il aura fallu attendre à la fin de janvier pour que Rowe amène enfin son groupe à une infime série de trois gains consécutifs.

Comme la division Atlantique est la minable du circuit, les Panthers, malgré un dossier pas très reluisant, restaient dans la course.

Au retour de Barkov et Huberdeau, même les plus incrédules ont cru qu’enfin cette équipe allait finir par en être une.

Cinq victoires en ligne sur la route contre des puissances du circuit signifiaient-elles l’apothéose?

Tout le monde est revenu sur terre dès le retour à la maison.

Les nouveaux Panthers de Tom Rowe ont alors touché le fond. Huit revers en neuf parties dont six à la maison.

On ne pouvait plus fournir l’alibi des blessures. Tous étaient au poste.

Ce cauchemar ne faisait que mettre en lumière le saccage fomenté durant l’été par les décisions du propriétaire et de Rowe.

La passoire qu’est devenue la défensive apparaissait de plus en plus évidente.

La robustesse, délaissée pour acquérir des arrières plus offensifs, laissait un trou béant.

Résultats de la pensée magique des statistiques avancées, nouvelle philosophie de l’état-major.

Même la perte des joueurs de soutiens de l’édition passée faisait mal. Ces patineurs s’imposaient davantage physiquement que leurs remplaçants, qui n’ont rien apporté aux Panthers.

Puis faudrait savoir pourquoi la production des Smith, Jokinen, Bjugstad, Ekblad a, à ce point, régressée.

Les joueurs de l’édition 2015-2016 ne se sont jamais remis de toutes ces turbulences en commençant par la « rétrogradation » de Tallon. Comme gâchis on ne pouvait faire mieux.

Les supporteurs délaissent de plus en plus l’équipe.

Le plus malheureux c’est qu’il faudra beaucoup de temps pour réparer les pots cassés.

À qui va-t-on confier la besogne?

Canadien ou Sénateurs?

Depuis des semaines, les Sénateurs d’Ottawa sont aux trousses du Canadien.

Les paris se multiplient à savoir qui remportera le titre de la division Atlantique.

Les deux équipes montrent huit gains à leurs 10 derniers matchs. Montréal a remporté sept de ses huit dernières parties, Ottawa en a gagné six en ligne.

Montréal est nettement avantagé par son calendrier, ce qui n’est aucunement le cas pour Ottawa.

Les deux équipes s’affronteront trois fois en huit jours, dont samedi et dimanche prochains. Deux de ces affrontements auront lieu au Centre Bell. Peut-être que ce sera le point tournant de la course.

Mais les Sénateurs, après leurs trois prochaines parties à la maison, prendront la route pour sept matchs alors qu’ils ne joueront qu’une fois à domicile contre Pittsburgh.

En tout, Ottawa sera à l’extérieur neuf fois lors de ses 15 dernières parties.

C’est tout le contraire pour le Canadien qui, lui, sera à la maison pour sept de ses huit prochains affrontements, sa seule sortie étant à Ottawa samedi.

Là où les choses se compliquent pour les Sénateurs, c’est que 11 de leurs prochains adversaires sont assurés d’une place en séries éliminatoires ou bataillent pour y entrer.

En plus de trois duels avec le Canadien, les Sénateurs devront livrer bataille aux Hawks, Penguins, deux fois aux Bruins à Boston, le Wild et les Rangers, et enfin contre le Lightning et Islanders.

Montréal aura une opposition moins coriace, sept de ses opposants (Détroit et Floride deux fois chacun, Caroline, Buffalo et Dallas) étant déjà écartés du bal printanier. Chicago, Ottawa trois fois et Tampa deux fois sont les autres.

Avec ce tableau, le Canadien devrait gagner la course et affronter les Rangers dans sa première série.