C’est l’euphorie. Le Canadien de Montréal vient de passer de la médiocrité à la respectabilité.

Cinq victoires consécutives. Quelques une arrachées par la peau des dents. Ce que l’on avait quand même plus vu depuis le mois de novembre.

À ce rythme, le CH pourrait bien confirmer sa première place de la division Atlantique.

Mais ce n’est pas seulement cette remontée qui crée autant d’excitation chez les amateurs. Les nouvelles acquisitions de Marc Bergevin font abondamment saliver.

La venue de cinq nouveaux joueurs au gabarit imposant donne une toute autre allure à cette équipe.

Et pas de doute que derrière ce virage, il y a l’influence du nouvel entraineur Claude Julien qui a toujours préféré une formation robuste où l’intimidation ne dérangeait plus.

Avec les Ott, King, Benn, Martinsen, tous les autres joueurs ont grandi de deux pouces et pèsent une dizaine de livres de plus.La crainte s’est évaporée. Et cet aspect fait une immense différence.

Le Canadien ne se fera plus bousculer, supplice qu’il subissait régulièrement avec son armée de schtroumpfs.

Après la victoire décisive sur les Rangers, samedi dernier, les rêves sont réapparus. Les fidèles pavoisent et jubilent.

Mais un match ne fait pas une saison. D’ici le 20 mars on aura la réponse à savoir quelle est la vraie équipe du Tricolore.

On verra comment les choses se passeront face à Calgary, Edmonton, Chicago et deux fois Ottawa.

La troupe de Claude Julien croisera le fer trois fois avec les Sénateurs, d’ici le 25 mars. Avant le match Boston-Ottawa, d’hier soir, lundi, Ottawa tirait de l’arrière par six points avec toutefois trois parties de plus à jouer que Montréal.

Marc Bergevin ne faisait plus l’unanimité depuis un bon moment. Ses dernières transactions vont, sans le moindre doute, changer la culture de son équipe.

L’embauche de Claude Julien apportera un tout nouveau système de jeu parce que justement, son nouveau monde correspond parfaitement à sa philosophie d’entraineur.

Le Canadien de Montréal est-il mieux nanti depuis le 2 mars?

La réalité confirme qu’une équipe trop petite ne va jamais loin en série éliminatoire. À ce point de vue, oui Marc Bergevin a un meilleur groupe.

Le Canadien peut maintenant aller à la guerre.