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Les Panthers sont à bord d’un traîneau qui dévale l’Everest. À tel point qu’ils occupent l’avant dernier rang de la LNH parce que les Coyotes de l’Arizona sont plus mauvais qu’eux.

L’équipe de Bob Boughner n’a récolté que trois points au classement au cours de ses sept derniers matchs, résultat de six revers, dont un en prolongation, et d’un maigre gain sur Buffalo qui en arrache autant. C’est la famine chez les Panthers qui, jusqu’ici, n’ont gagné que cinq fois en 16 départs. Douze points seulement arrachés sur une possibilité de 32.

On peut répéter que la saison est jeune, mais les chances des Panthers de rebondir suffisamment pour aller se tailler une place en éliminatoires, sont vraiment minimes. Les joueurs de soutient des Panthers ne font pas le poids et contribuent trop peu pour que l’on assiste à un miracle. Pour atteindre les séries de fin de saison, une équipe devra probablement atteindre le chiffre de 95 points au classement. C’est toute une commande pour une équipe comme celle de Floride à qui il reste 66 parties à jouer. Ce qui signifie que d’ici le 7 avril, les Panthers devront remporter 40 victoires et obtenir trois points en prolongation. Plusieurs tableaux sont possibles comme 38 victoires et 7 points en prolongation en 66 matchs. Avec la deuxième pire défensive du circuit cette tâche semble impossible.

Les directeur gérant des Panthers, Dale Tallon, prône la patience. Mais les amateurs n’en peuvent plus d’attendre que cette équipe atteigne au moins un degré respectable et lutte durant une saison complète avec l’objectif de prendre part au bal printanier.

Il y a deux ans tous les espoirs étaient permis. Mais des démolisseurs sont venus faire des ravages  chez cette formation, qui avait livré une solide lutte aux Islanders de New York, dans une rare série tenue au BB&T Center. 

 

Patience 

Tallon insiste sur le fait qu’à l’exception de Keith Yandle tous les défenseurs de son équipe ont 25 ans et moins. Il ajoute que pour atteindre sa maturité, un arrière doit jouer 300 matchs, dans une ligue professionnelle.

En attendant, les dégâts s’accumulent. Après 14 matchs, les Panthers étaient l’équipe qui avait accordé le plus de buts dans la LNH, 4,14 depuis les Sharks de San Jose en 1995-96. Aussi ils avaient cédé le plus de tirs à l’adversaire, 38,1 par rencontre, depuis les Capitals de Washington en 1974-75. Des chiffres aussi désolants laissent bien peu d’espoir pour un redressement soutenu.

La grande question est de savoir si Tallon ne va pas donner un grand coup de barre pour redonner vie aux siens et aux amateurs qui désertent l’amphithéâtre. Occupant le 30ème rang sur 31, il ne cèdera jamais son choix de repêchage de juin prochain parce que la prochaine récolte est considérée comme abondante et de qualité. Il ne serait pas surprenant que Tallon passe des heures au téléphone avec d’autres directeurs gérants, mais aucun d’eux ne va lui faire une faveur. Il faudra qu’il donne pour recevoir. Faut-il savoir ce qu’il cherche. Son équipe, à l’exception de son premier trio Huberdeau-Barkov-Dadonov, montre des trous à tous les niveaux.