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Un vrai cataclysme frappe les Panthers de la Floride. Cette équipe se creuse un véritable trou pour enterrer son cercueil bien avant la fin du présent calendrier. 

Les défaites s’accumulent à un rythme désespérant en raison des médiocres performances de ses gardiens de but, particulièrement celles de James Reimer qui multiplient les bévues.

Samedi soir, heureusement que Roberto Luongo était de retour parce les Panthers se seraient fait lessiver. La Floride subissait un quatrième revers en ligne et au cours de cette culbute, ils ont accordé 23 buts, soient plus de cinq buts par rencontre. Jusqu’ici ils ont subi neuf défaites en 13 départs au cours desquelles ils ont marqué une fois cinq buts, deux fois quatre buts et quatre fois trois buts.

Avec une défensive respectable, les Panthers auraient dû normalement remporter au moins trois victoires. James Reimer n’a pas tiré les marrons du feu. Bien au contraire, il a contribué amplement aux échecs des siens. L’acquisition de ce gardien est une autre bavure de l’incompétent Tom Rowe, qui a remplacé le directeur gérant, Dale Tallon, l’an dernier, à la suite d’une crampe au cerveau du propriétaire Vincent Viola. Rowe a embauché Reimer, on ne sait pourquoi, avec un contrat de cinq ans et 17 millions de dollars. Reimer n’a jamais été un numéro un dans la Ligue nationale et il n’a jamais fait la preuve qu’il méritait ce statut.

Les Panthers croupissent au 28ème rang juste devant Buffalo, Edmonton et l’Arizona. Une véritable catastrophe. Reimer montre un bilan de quatre revers, trois victoires et un point obtenu lors d’un revers en prolongation. Au cours de ses cinq dernières sorties il a cédé 26 fois. La semaine dernière il a été remplacé en milieu de match  à deux reprises par Antti Niemi, un autre gardien vulnérable, une  police d’assurance à rabais. Dans ces deux parties, Reimer a été retiré après avoir accordé cinq buts sur 19 tirs, dans la défaite de 8-3 devant Tampa, puis lorsqu’il a cédé quatre fois sur 19 lancers également, trois jours plus tard dans un revers de 7 à 3 contre Columbus.

L’absence de Roberto Luongo, blessé à un doigt de la main droite, a forcé l’entraineur Bob Boughner à recourir au service de Reimer. Au cours des  cinq matchs qu’il a disputés, Luongo n’a pas non plus joué à la hauteur de sa réputation. Il a accordé de mauvais buts dans deux de ses sorties. Avant le début de la saison régulière dans l’une de nos chroniques nous avions fait part de nos doutes sur la stabilité devant la cage des Panthers. Luongo aura 39 ans en avril prochain. À cet âge il n’est plus en mesure de jouer 70 matchs par saison. Il doit compter sur un coéquipier capable de prendre la relève dans une vingtaine de parties et même plus, surtout si l’on tient compte qu’il a subi une intervention chirurgicale à une hanche, l’été dernier. Les statistiques de Reimer sont catastrophiques avec une moyenne de 4,00 buts accordés par match et un triste pourcentage d’arrêt de .890, l’un des pires du circuit.

 

Comme Price

La situation des Panthers ressemble vraiment à celle du Canadien de Montréal qui, lui aussi, en arrache particulièrement en raison de la misérable tenue de Carey Price. Price a pris le départ 11 fois. À sept occasions il a accordé quatre buts et plus à ses adversaires. Il affiche la pire moyenne chez les gardiens numéro un de la Ligue nationale. Sans un gardien au sommet de son art, ces deux équipes vont croupir dans les bas-fonds. Si les défenseurs des Panthers sont beaucoup plus talentueux en offensive que ceux du Canadien, ils bafouillent tout autant devant les attaquants adverses. Le Canadien et les Panthers  ont accordé respectivement 55 et 56 buts jusqu’ici, les pires bilans du circuit devant Arizona qui en a donné 61. Le manque de robustesse de cette brigade des Panthers est criant. Alex Petrovic est le seul qui fait la vie dure à ses adversaires. 

On comprend Dale Tallon d’avoir tenté de rapatrier Erik Gudbranson qui s’imposait particulièrement près de la cage de son gardien. Les défenseurs des Panthers ne sont pas des pieds de céleri mais ils sont très loin d’être des Bobby Orr. Leur manque de constance place les gardiens dans des situations embarrassantes. Et lorsque ces gardiens tiennent le fort couci-couça, tout s’écroule. Ce n’est pas l’attaque qui fait défaut chez les Panthers puisqu’elle a marqué 47 buts, ce qui lui vaut la 7ème place. Si Tallon a été téméraire en laissant partir  Jonathan Marchesseault, auteur de 30 buts l’an dernier, il a réussi un excellent coup en embauchant Evgenii Dadonov,  devenu un excellent complice d’Aleksander Barkov et Jonathan Huberdeau. En 13 parties ce trio a récolté 44 points.

 

Quel recul?

Ce très mauvais début de saison, qui survient après le véritable désastre d’une saison sabotée par Tom Rowe, n’est rien pour attirer les amateurs. Bien au contraire, un peu plus de 9 000 amateurs seulement assistaient au match de jeudi dernier et de la façon dont les Panthers se comportent, il est fort probable que l’assistance se ratatinera davantage au cours des prochaines semaines.

Samedi, une foule de 15 000 personnes s’est rendu au BB&T Center dont des milliers étaient venus supporter les Rangers. Heureusement les Panthers entreprennent un voyage de trois matchs sur la route qui les mènera en Caroline, à Buffalo et au New Jersey. Ce serait le temps de se redresser un peu. Le propriétaire, Vincent Viola, doit vivre des cauchemars. Il n’a qu’à faire son mea culpa parce que lorsqu’il a écarté Dale Tallon du poste de directeur gérant l’an dernier, il a fait reculer la progression de son équipe de trois années. Si Claude Julien ne sait pas comment gérer la culbute de Carey Price, l’entraineur des Panthers ne pourra pas non plus sortir un lapin de son chapeau.

 

En attendant que Price retrouve ses esprits, ce qui pourrait prendre du temps, Julien doit espérer qu’Al Montoya et Charlie Lingren, qui a blanchi les Hawks dimanche parviendront à sauver la mise. 

Comme substitut à Roberto Luongo, ce gardien avait accompli une excellente besogne avec les Panthers. En ce moment il n’aurait sûrement pas de difficulté à faire mieux que Reimer, qui ne sera jamais le sauveur des Panthers. Si les Panthers et le Canadien accumulent encore les défaites ils auront la consolation d’être des candidats à la loterie pour le meilleur joueur junior, lors du prochain repêchage en juin. 

Mais il leur faudra plus que cela pour devenir des équipes qui aspirent aux séries éliminatoires. 

En attendant, l’état-major de ces deux équipes doit prier le Petit Jésus pour retrouver des gardiens capables de voler quelques victoires de temps en temps.