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La déception et la colère s’emparent des partisans du Canadien.

On hurle de plus en plus sur le prix des billets pour un spectacle en débandade.

Les amateurs sont à bout de patience après tant de résultats désolants et surtout devant l’absence du moindre espoir de redressement.

Jusqu’ici le propriétaire Geoff Molson s’est contenté des millions de dollars que lui rapporte son équipe année par année.

Mais la grogne s’installe de plus en plus en ce début de saison misérable avec une seule petite victoire en cinq départs, victoire arrachée par la peau des dents en tirs de barrage, sur les Buffalo qui n’a pas encore gagné en cinq matchs. Assez c’est assez. 

Autant pour ceux qui dépensent des fortunes pour entrer au Centre Bell que pour les chrétiens qui les regardent au petit écran. Il est temps pour Geoff Molson de réfléchir sur la reconstruction de son équipe. Parce que déjà des centaines de suppor-teurs abandonnent. Le début de saison montre sans équivoque que cette équipe est sur une pente abrupte et ne compte aucunement sur les éléments essentiels, pour en faire une formation gagnante. De mauvais contrats accordés à des joueurs de deuxième ordre, des repêchages totalement ratés, des échanges incompréhensibles, sont autant de facteurs qui ont fait du Canadien une équipe sans panache et de plus en plus médiocre. L’attaque décline à vue d’œil tandis que la défensive est d’une vulnérabilité criante.

Claude Julien ne peut compter sur six talents nécessaires à la formation de deux premiers trios, un besoin absolu pour être gagnant.

En fait, l’entraineur doit se contenter de l’une des pires premières lignes d’attaque de tout le circuit. Jusqu’ici le nouveau venu Jonathan Drouin n’a pas fait la preuve qu’il est un véritable joueur de centre. 

La contribution de Max Pacioretty est donc à la baisse et ce n’est pas un ailier droit comme Brenden Gallagher qui peut être l’élément moteur de ce trio. On admettra que ce dernier montre une immense détermination mais il ne possède sûrement pas le talent d’un joueur dominant capable de combler un poste d’une première ligne. Si l’on scrute la production de chacun, il faut convenir que cette équipe possède deux troisièmes trios plutôt qu’un deuxième.

Tomas Plekanec, à six millions par saison, ne produit plus depuis deux ans et ses ailiers      Artturi Lehkonen et Charles Hudon ne pourraient mériter une place sur le deuxième trio de la majorité des autres équipes.

Le cas d’Alex Galchenyuk est devenu un véritable casse-tête, son entraineur ne parvenant plus à  trouver un poste qui lui convient.

À sa sixième saison avec le Canadien, Galchenyuk n’a pas progressé. On a peut-être exagéré sur son potentiel. Il peut marquer des buts, mais il est tellement brouillon dans les autres aspects du jeu qu’il devient un boulet.

 

 

Blâme

Si l’équipe montréalaise se retrouve dans une position à ce point inconfortable, il faut blâmer le groupe de recruteurs, qui ont gaspillé tant de premiers choix au repêchage, et Marc Bergevin qui, de son côté, a procédé à de mauvais échanges en plus d’embaucher des joueurs délaissés par d’autres formations, parfois plus minables que le Tricolore. Les premiers choix des Leblanc, Tinordi, McCarron, suffisent pour montrer la porte au recruteur en chef Trevor Timmins. Aucun de ces joueurs n’a gradué dans la Ligue nationale pour un poste régulier. Leur passage  fait la preuve d’immenses erreurs de la part de Timmins. Et que dire des autres choix tels les Sherback et De La Rose. 

Il n’y a pas beaucoup de formation dans ce circuit qui a manqué autant de flair en réclamant cinq prospects qui en fait en n’étaient pas.

Ces bavures sont à ce point criant que le Canadien ne compte pas un seul véritable espoir de grand talent dans son organisation.

Parmi les joueurs du club école de Laval aucun n’est étiqueté dominant.

Quant à Marc Bergevin, il a gaspillé des choix de repêchage pour obtenir des patineurs de deuxième ordre. Le cas d’Andrew Shaw est à pleurer. Pour ce joueur de soutien, Bergevin a cédé deux choix de deuxième ronde, dont l’un est      Alex DeBrincat qui montre déjà son talent dans le gilet des Hawks de Chicago.

Le directeur gérant du Canadien a aussi fait le plein de joueurs marginaux surtout chez les défenseurs. Les Benn, Davidson, Morrow, Schlemco, Gélinas, transforment la défensive en véritable passoire. Si le Canadien est à court de talent pour former une deuxième ligne d’attaque il l’est autant pour compter sur un deuxième duo de défenseur. Shea Weber est le numéro un chez les arrières mais on constate qu’il ralenti beaucoup, qu’il n’est aucunement un magicien avec la rondelle et que les patineurs les plus rapides le contournent de plus en plus. Dans moins d’un an on reviendra sûrement sur cet échange qui a chassé PK Subban du Centre Bell, un arrière efficace pour relancer l’attaque et possédant un tir aussi puissant que Weber. Le Canadien, qui n’a plus gagné la Coupe Stanley depuis 25 ans presque, s’est contenté, au cours des dernières années, de colmater les brèches avec des joueurs sans  talent. On ne compte plus ceux qui n’ont fait que passer. L’an dernier c’était le comble lorsque Bergevin a réclamé les Ott, King, Martinsen, Davidson et Benn. Les trois attaquants ont été des nullités et les deux défenseurs sont des quantités négligeables qui ne feront pas long feu avec l’équipe. Geoff Molson doit se résoudre à oublier les quelques millions de dollars qu’il empoche, en voyant son équipe subir un échec dès une première ronde éliminatoire, et prendre le virage jeunesse par la voie du repêchage. C’est le seul chemin à emprunter s’il veut voir son équipe retourner à des moments glorieux. L’exemple des Leafs, Oilers, Hawks et Kings, le confirme au pluriel.  

 

Dans le cas contraire, le Canadien de Montréal continuera à traîner de la patte en entrant peut-être dans les séries par la porte d’en arrière où à se retrouver dans les bas-fonds de toute façon. Plusieurs équipes que le Canadien devançait au cours des dernières saisons se sont nettement améliorées par la voie du repêchage, au point de les doubler au classement.

 

L’avenir de cette formation repose sur les décisions de son propriétaire.