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« Notre défensive est meilleure que celle de l’an dernier ».

C’est le directeur gérant du Canadien qui l’a dit devant une meute de journalistes, avant le début du calendrier régulier.

Ces paroles, Bergevin risquent de se les faire rappeler souvent au cours de la saison, surtout s’il ne parvient pas à trouver une solution pour raffermir la pire défensive de la Ligue nationale.

Au cours du camp d’entrainement, il était évident que les roues de secours que Bergevin avait récupérées pour colmater les creux créés par les départs d’Andrei Markov, Nathan Beaulieu et Alexis Emelin, ne tiendraient pas la route.

Après les trois premiers matchs du calendrier, les carences à la ligne bleue sont criantes. À Buffalo, les Sabres, qui ne sont pas encore une puissance, ont bombardé Carey Price de tous les angles. Sans ses acrobaties, son équipe ne se serait jamais sauvée avec une victoire en prolongation. Price a fait face à 45 tirs.

Samedi soir à Washington, le même Price a été submergé par un véritable tsunami. Après 46 secondes, les vagues avaient frappé deux fois puis une troisième fois en moins de trois minutes. Avant de laisser sa place à son second, Price a fléchi une quatrième fois sur 13 tirs. Le tsunami Ovechkin avait fait des dommages trois fois. 

Chaque fois que Carey Price ne tiendra pas le fort, son équipe va se faire ensevelir. Même lorsqu’il sera en état de grâce, sa formation restera vulnérable en raison d’une faiblesse consommée. Claude Julien pourrait bien devoir se consoler en pensant au contrat de 25 millions de dollars que le Canadien lui a accordé pour cinq ans. S’il croit que son équipe atteindra les séries de fin de saison avec une véritable passoire à la ligne bleue, il rêve en couleur. Shea Weber est la seule valeur sûre. Le duo Petry-Alzner multiplie les erreurs et le troisième duo est une calamité. Benn n’est pas un défenseur de la Ligue nationale, pas plus que Davidson et Streit. 

Quant au jeune Victor Mete son talent ne fait pas de doute. Jumelé à Weber, cela signifie qu’il doit trimer contre les meilleures lignes d’attaque du circuit. Ce n’est pas l’idéal pour un jeune de 19 ans avec son gabarit.

Cette défensive n’est pas seulement poreuse, elle ne compte aucun véritable spécialiste capable de mettre la relance en marche, nouvelle tendance chez toutes les équipes qui recrutent des défenseurs en mesure de se porter à l’attaque. Ce que l’on ne voit pas chez le CH.

Jusqu’ici, le jeu de toute l’équipe est plus que brouillon. 

La transition est inexistante entre les arrières et les attaquants qui eux, ne peuvent plus compter sur une passe à la Markov ou à la Subban au centre de la glace.

Lorsque le Canadien joue sur des patinoires adverses, c’est le cauchemar parce que l’adversaire envoie son meilleur trio contre le troisième duo de défenseurs du Canadien.

Puis l’attaque est en panne depuis le début ayant marqué une seule fois à cinq contre cinq en trois matchs.

Si Marc Bergevin croyait vraiment que sa défensive est plus efficace que l’an dernier, il a péché par excès de confiance.

Cela pourrait bien lui valoir une exclusion des éliminatoires de fin de saison.