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La situation économique actuelle fait réfléchir plusieurs Canadiens propriétaires aux États-Unis. Doivent-ils, oui ou non, saisir l'opportunité de vendre leurs biens immobiliers? 

La Floride et le Texas viennent de connaître des conditions météorologiques extrêmes, ce qui inquiète évidemment les investisseurs immobiliers. Puis, il y a le facteur Trump, avec ses politiques qui n’attirent pas tellement la sympathie des résidents au nord de la frontière… On pourrait penser que la décision est facile. Mais pourtant, il n’y a aucune « vente de feu »!

Depuis les quatre dernières années, l'intérêt des Canadiens pour l’investissement immobilier aux États-Unis avait perdu de la vitesse.   On vient toutefois d’apprendre qu’au cours de l'exercice se terminant en mars dernier, les ventes de propriétés américaines aux Canadiens ont augmenté de 26%, selon la National Association of Realtors (NAR). Les Canadiens auraient acheté plus de 33 800 propriétés aux États-Unis, comparativement à 26 850 l'année précédente, malgré un faible dollar canadien, les tempêtes et le gouvernement Trumpiste.

 

Pourquoi ne pas vendre?

Selon Gay Cororaton, recherchiste pour l'association NAR, les loyers continuent d'augmenter dans les régions populaires auprès des Canadiens, principalement en Floride et en Arizona. Les taux d'inoccupation sont pratiquement inexistants et dans l’État du soleil, le passage de l'ouragan Irma a fait en sorte qu’une bonne partie des travailleurs de la construction aient été dirigés vers les réparations au lieu des nouvelles constructions. Ceci assure la valeur de la propriété.  Ces derniers mois, une hausse du huard a suscité un léger intérêt pour l'encaissement des biens immobiliers en Floride selon les experts. La peur est que l’écart se rétrécisse entre le taux des deux monnaies. Mais un régime fiscal complexe pour les vendeurs et la rentabilité des propriétés locatives dans les destinations soleil populaires font en sorte que les Canadiens ne sont pas inquiets.  La valeur de leur propriété américaine demeure solide et aucun mouvement de vente massive n’a été enclenché.

Puis, il y a le nouveau barème de taxation de l’Internal Revenue Service (IRS). Le Fédéral a haussé à 10 % la retenue sur les propriétés secondaires vendues au-delà de 300 000 $, et à 15 % sur les propriétés d’un million et plus. La bureaucratie et les frais qui entourent la récupération de cette retenue à la source semble refroidir le désir de vendre.

 

Autre réalité

En général, les Canadiens qui ont investi en Floride ont de l'argent et possèdent des avoirs sous différentes formes. Ces parti-culiers fortunés ont suffisamment d'actifs américains pour être en mesure de déplacer des fonds sans souffrir de la fluctuation du huard. 

En deux mots, celui qui s’achète une Ferrari ne se préoccupe pas du prix de l’essence!

Les propriétés en Floride ont pris de la valeur, dépassant amplement les bas niveaux enregistrés en 2008, période durant laquelle de nombreux Canadiens ont acheté ici en Floride. 

Il semble que le marché immobilier soit encore bien loin d’une autre bulle.