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Les magasins à rayons aux grandes surfaces frappent un mur.

Près de 300 ferment leurs portes.

Les JC Penney, Macy’s et Sears réalisent les dommages que causent indéniablement le nouveau marché en ligne. La technologie terrasse ces institutions qui, il y a des décennies, faisaient le bonheur d’une clientèle heureuse de parcourir ces espaces.

JC Penney vient de faire savoir qu’il mettra la clef dans la porte d’environ 140 magasins à la grandeur des États-Unis. Il est le dernier à faire part de cette catastrophe pour des milliers d’employés.

Les dirigeants fourniront, d’ici peu, des précisions sur les endroits touchés par ces compressions.

Les chaines Macy’s et Sears avaient déjà montré patte blanche devant l’irrésistible dommage de la technologie.

Auparavant, la plupart de ces grands magasins avaient pignon sur rue sur les principales artères des grandes villes. Avec l’arrivée des centres commerciaux, qui ont fait boule de neige, ces sociétés étaient devenues les porte-étendards de ces regroupements des commerces sur un même toit.

Plutôt que de multiplier les efforts pour attirer une clientèle chez eux, les grands magasins réalisent qu’il est dorénavant plus rentable d’investir dans une démarche visant à entrer chez le client.

JC Penney admet que ce sont les surfaces ouvertes au cours de la dernière année, qui montrent le plus de difficulté en terme de rentabilité.

Il y a quelques années, cette société avait donné un sérieux coup de barre pour se redresser en faisant appel à un nouveau directeur pour réorienter sa clientèle de moins en moins fidèle.

L’arrivée de Marvin Ellison avait considérablement amélioré la situation. Mais le mal était ailleurs. JC Penney estime à 200 millions de dollars l’économie qu’il fera, sans préciser exactement le nombre de mises à pied. La direction entend offrir des avantages à 6 000 travailleurs qui accepteront une retraite volontaire.

Macy’s et Sears

Chez Macy’s, les jours ne sont pas meilleurs. Ce qui fait que l’on ferme une centaine des 728 magasins de la chaine. C’est la mise à pied de 10 000 travailleurs.

Le chiffre d’affaires de ces 100 surfaces représente un milliard de dollars. Bien que ce soit en début de la présente année que l’on passe à l’action, la nouvelle avait été confirmée il y a plusieurs mois, ce qui avait fait bondir de 50% l’action en bourse.

Le magasin Macy’s sur la 34ème rue en plein centre de Manhattan, le plus fréquenté de cette société, a sonné l’alarme puisque les ventes périclitaient à vue d’œil face aux achats en ligne. À tel point que l’on a lancé, à New York, une émission de télévision en ligne sur la mode.

On dit que Macy’s souffre particulièrement de l’arrivée d’Amazon, qui verse de plus en plus dans le secteur du vêtement.

Chez Sears, l’hémorragie avait commencé plus tôt. Il y a un an, l’entreprise avait fait savoir qu’elle allait fermer les livres dans 50 magasins non rentables aux États-Unis. Les ventes venaient de chuter de 7,1 % en pleine période des fêtes. C’était le son du glas.

Mais là, la sanction est encore plus sévère puisque ce sont 150 enseignes qui fermeront leur lumière, dont certaines de sa chaine Kmart.

Les analystes dans le secteur des grandes surfaces pour vêtement confirment que ce marché est devenu surchargé et que les expansions ont aidé à creuser leur propre fossé.