Pas
de doute, les sceptiques sont confondus. Et s’il y a un seul amateur qui avait
prédit une telle tournure des séries éliminatoires, Nostradamus vient de passer
deuxième.
Par
Michel Lemieux
Au
moment d’écrire ces lignes, après les matchs de dimanche, quatre équipes sont
déjà en vacance : Vancouver, Détroit et San Jose après seulement cinq
parties, puis Pittsburgh après six.
L’élimination
des Wings et des Sharks peuvent se comprendre plus facilement que l’exclusion
des Penguins et des Canucks parce qu’au départ, ils étaient deux sérieux
candidats à la finale de la Coupe Stanley. Le plus invraisemblable vient
surtout de la rapidité avec laquelle ces formations ont été écartées.
Que
les Sedin disparaissent en cinq, puis Crosby et Malkin en six parties, dépassent
tout entendement.
La
victoire de Nashville sur Détroit n’était pas quelque chose d’impossible et
celle de St-Louis sur San Jose était probable. Mais encore là, que les Wings et
les Sharks n’aient remporté qu’une victoire surprend.
Les
Canucks ont trôné en tête de leur Conférence la majeure partie de la saison
alors que les Kings ont arraché une place en série, dans la dernière semaine du
calendrier. Tous croyaient que cette étape ne serait qu’une formalité pour
Vancouver. Le triomphe de Los Angeles en seulement cinq parties constitue sans
équivoque le fait le plus inattendu des séries jusqu’ici. L’élimination des
Penguins crée sûrement une immense déception.
LES GARDIENS
Un
dominateur commun semble expliquer les résultats de ces quatre séries: les meilleurs
gardiens ont fait gagner leur équipe.
Pekka
Rinne, Brian Elliott, Jonathan Quick ont été
tout simplement dominants tandis que dans la série Philadelphie-Pittsburgh,
Marc André Fleury a été atroce. Ilya Bryzgalov a été juste un peu meilleur et
cela a été suffisant.
Rinne a mérité une étoile dans quatre des cinq parties,
Quick et Elliott eux à trois occasions chacun. Cela dit tout.
Ailleurs
les luttes sont nettement différentes et plus intéressantes. Que les Sénateurs
aient pris les devants 3-2 sur les Rangers, cela
personne ne l’avait prévu. Pas plus que Phoenix mène aussi 3-2 sur Chicago. Au
moins avant les sixièmes matchs de ces deux séries lundi soir, Ottawa et
Phoenix savaient que leurs adversaires auraient besoin de sept affrontements
pour l’emporter.
Graig
Anderson a mérité une étoile dans quatre
des cinq premiers matchs des Sénateurs. Smith en a obtenu deux et il n’a connu
aucune mauvaise soirée devant la cage des Coyotes.
Les
Bruins ont eu besoin d’une prolongation pour forcer un septième affrontement
mercredi à Boston.
Braden
Holtby, avec deux étoiles jusqu’ici ou Tim Thomas, avec une étoile, pourraient bien avoir à jouer le rôle de sauveur de cette
série.
Dans
la bataille qui nous intéresse davantage, les Panthers continuent vraiment à
jouer le rôle de Cendrillon, comme durant toute la saison. Qu’ils aient pris
une avance de 3-2 sur les Devils, peu d’analystes l’avaient prévu.
Martin
Brodeur, Scott Clemmensen et Jose Theodore ont tous eu, eux aussi, des rôles
importants à jouer dans les victoires de leurs
équipes. Il en sera ainsi jusqu’à la conclusion
de cette série, peut-être terminée au moment de lire ces lignes. Si c’est le
cas, cela signifie que les Panthers franchissent une autre étape. Sinon ce sera
jeudi que nous le saurons.
Le
sort de ces deux équipes est entre les mains de leur gardien.
Une
chose que je sais, c’est que les Devils ne se sont pas débarrassés des Panthers
en cinq parties comme je l’avais prédit.
Ça
m’apprendra.