Météo:

Énormes surprises: les gardiens font la différence

Publication date: 26 avr. 12 08:00:00

Pas de doute, les sceptiques sont confondus. Et s’il y a un seul amateur qui avait prédit une telle tournure des séries éliminatoires, Nostradamus vient de passer deuxième.


Par Michel Lemieux

Énormes surpises: trois joueurs au but
Au moment d’écrire ces lignes, après les matchs de dimanche, quatre équipes sont déjà en vacance : Vancouver, Détroit et San Jose après seulement cinq parties, puis Pittsburgh après six.
Énorme surprises: trois joueurs au but
L’élimination des Wings et des Sharks peuvent se comprendre plus facilement que l’exclusion des Penguins et des Canucks parce qu’au départ, ils étaient deux sérieux candidats à la finale de la Coupe Stanley. Le plus invraisemblable vient surtout de la rapidité avec laquelle ces formations ont été écartées.
Que les Sedin disparaissent en cinq, puis Crosby et Malkin en six parties, dépassent tout entendement.
La victoire de Nashville sur Détroit n’était pas quelque chose d’impossible et celle de St-Louis sur San Jose était probable. Mais encore là, que les Wings et les Sharks n’aient remporté qu’une victoire surprend.
Les Canucks ont trôné en tête de leur Conférence la majeure partie de la saison alors que les Kings ont arraché une place en série, dans la dernière semaine du calendrier. Tous croyaient que cette étape ne serait qu’une formalité pour Vancouver. Le triomphe de Los Angeles en seulement cinq parties constitue sans équivoque le fait le plus inattendu des séries jusqu’ici. L’élimination des Penguins crée sûrement une immense déception.

LES GARDIENS

Un dominateur commun semble expliquer les résultats de ces quatre séries: les meilleurs gardiens ont fait gagner leur équipe.
Pekka Rinne, Brian Elliott, Jonathan Quick ont été tout simplement dominants tandis que dans la série Philadelphie-Pittsburgh, Marc André Fleury a été atroce. Ilya Bryzgalov a été juste un peu meilleur et cela a été suffisant.
Rinne a mérité une étoile dans quatre des cinq parties, Quick et Elliott eux à trois occasions chacun. Cela dit tout.
Ailleurs les luttes sont nettement différentes et plus intéressantes. Que les Sénateurs aient pris les devants 3-2 sur les Rangers, cela personne ne l’avait prévu. Pas plus que Phoenix mène aussi 3-2 sur Chicago. Au moins avant les sixièmes matchs de ces deux séries lundi soir, Ottawa et Phoenix savaient que leurs adversaires auraient besoin de sept affrontements pour l’emporter.
Graig Anderson a mérité une étoile dans quatre des cinq premiers matchs des Sénateurs. Smith en a obtenu deux et il n’a connu aucune mauvaise soirée devant la cage des Coyotes.
Les Bruins ont eu besoin d’une prolongation pour forcer un septième affrontement mercredi à Boston.
Braden Holtby, avec deux étoiles jusqu’ici ou Tim Thomas, avec une étoile, pourraient bien avoir à jouer le rôle de sauveur de cette série.
Dans la bataille qui nous intéresse davantage, les Panthers continuent vraiment à jouer le rôle de Cendrillon, comme durant toute la saison. Qu’ils aient pris une avance de 3-2 sur les Devils, peu d’analystes l’avaient prévu.
Martin Brodeur, Scott Clemmensen et Jose Theodore ont tous eu, eux aussi, des rôles importants à jouer dans les victoires de leurs équipes. Il en sera ainsi jusqu’à la conclusion de cette série, peut-être terminée au moment de lire ces lignes. Si c’est le cas, cela signifie que les Panthers franchissent une autre étape. Sinon ce sera jeudi que nous le saurons.
Le sort de ces deux équipes est entre les mains de leur gardien.
Une chose que je sais, c’est que les Devils ne se sont pas débarrassés des Panthers en cinq parties comme je l’avais prédit.
Ça m’apprendra.