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ENFIN ! ! LA JOIE DANS CETTE CHAMBRE

Publication date: 12 avr. 12 08:00:00

Oui, la phase finale aura été ardue et pénible. Mais la scène dans la chambre des Panthers, après cette victoire de 4-1 sur la Caroline, voulait dire : pis après on l’a eu, peu importe la façon.

12 avril 2012 VOL.29 NO. 30 - 343-2


PAR ALAIN POUPART

Tous les joueurs hurlaient de joie et portaient un chandail avec les mots “Southeast Division Champions.”
Sans oublié bien sûr les casquettes de championnat dont étaient aussi coiffés les dirigeants de l’équipe. Cliff Viner, propriétaire de l’équipe, homme simple et posé, ne pouvait cacher son émotion lui qui avait juré, en achetant cette équipe en novembre 2009, qu’il ferait tout pour changer la culture de perdant des Panthers. Stephen Weiss, fidèle aux Panthers, depuis 10 longues saisons, connaissait enfin le bonheur d’une année victorieuse et d’une participation aux séries éliminatoires. Dès son arrivée à la direction de l’équipe, en mai 2010, Dale Tallon avait appelé Weiss et les autres joueurs importants afin de s’enquérir de leur intérêt pour l’équipe.
Étaient-ils prêts à faire partie de la reconstruction ou préféraient-ils se retrouver ailleurs ?
Nathan Horton a demandé de partir, Weiss a choisi de rester. Sûrement qu’en juin dernier, le numéro 9 des Panthers, en voyant son copain Horton se balader avec la Coupe Stanley, s’est demandé s’il avait fait le bon choix.
Aujourd’hui il ne regrette rien. Au cours du dernier mois, il a dû répondre mille fois aux journalistes qui voulaient connaitre son état d’âme durant cette interminable course pour une place dans les séries. Samedi soir, c’était une grande soirée pour Steve Weiss, Cliff Viner, Dale Tallon, Kevin Dineen et tous les joueurs de cette équipe à qui personne, au début de la saison, n’accordait la moindre chance de se tailler une place dans les huit premiers de leur conférence.
Barry Melrose, ancien entraineur des Kings de Los Angeles et du Lightning, maintenant analyste au réseau ESPN, prédisait la dernière place de la Conférence aux Panthers.
Pas surprenant dans son cas, c’est le même Melrose qui avait dit que Stephen Stemkos ne serait jamais un grand joueur. Bien que l’objectivité doit primer chez les journalistes, il faut admettre qu’après 12 années d’attente, il est agréable finalement de voir cette équipe, que vous épiez depuis tout ce temps, atteindre un tel objectif.
Parce qu’il faut le dire, ce n’était pas toujours drôle d’exercer notre métier auprès d’une formation qui n’en finissait plus de sortir du bourbier.
L’ambiance était constamment morose. Dale Tallon avait un plan à son arrivée. Jusqu’ici, il n’y a pas dérogé.
Il semble qu’il va d’ailleurs persister à maintenir le cap, sans sauter les étapes.
Les résultats sont déjà au rendez-vous. Il va ajouter d’autres valeurs sûres à son alignement l’an prochain.
Les Panthers auraient dû gagner leur titre de division avec plus d’éclat. Mais il faut reconnaitre qu’avec tous ces nouveaux joueurs et entraineurs, il fallait du temps pour tout mettre en place.
Dans ces circonstances, les Panthers ont livré la marchandise et les 19 000 amateurs leur ont rendu hommage pendant et après ce triomphe samedi, en harmonisant la vague dans les gradins et en inondant la glace de rats en plastique à la fin.
La magie est revenue au Bank Atlantic Center.
Souhaitons qu’elle perdure un peu encore quelques semaines.