Oui, la phase finale aura été ardue et pénible.
Mais la scène dans la chambre des Panthers, après cette victoire de 4-1 sur la
Caroline, voulait dire : pis après on l’a eu, peu importe la façon.
PAR ALAIN POUPART
Tous les joueurs hurlaient de joie et
portaient un chandail avec les mots “Southeast Division Champions.”
Sans oublié bien sûr les casquettes
de championnat dont étaient aussi coiffés les dirigeants de l’équipe.
Cliff Viner, propriétaire de l’équipe, homme simple et posé, ne pouvait cacher
son émotion lui qui avait juré, en achetant cette équipe en novembre 2009,
qu’il ferait tout pour changer la culture de perdant des Panthers.
Stephen Weiss, fidèle aux Panthers, depuis 10 longues saisons, connaissait
enfin le bonheur d’une année victorieuse et d’une participation aux séries
éliminatoires.
Dès son arrivée à la direction de l’équipe, en mai 2010, Dale Tallon avait
appelé Weiss et les autres joueurs importants afin de s’enquérir de leur
intérêt pour l’équipe.
Étaient-ils prêts à faire partie de
la reconstruction ou préféraient-ils se retrouver ailleurs ?
Nathan Horton a demandé de partir,
Weiss a choisi de rester.
Sûrement qu’en juin dernier, le numéro 9 des Panthers, en voyant son copain
Horton se balader avec la Coupe Stanley, s’est demandé s’il avait fait le bon
choix.
Aujourd’hui il ne regrette rien.
Au cours du dernier mois, il a dû répondre mille fois aux journalistes qui
voulaient connaitre son état d’âme durant cette interminable course pour une
place dans les séries.
Samedi soir, c’était une grande soirée pour Steve Weiss, Cliff Viner, Dale
Tallon, Kevin Dineen et tous les joueurs de cette équipe à qui personne, au
début de la saison, n’accordait la moindre chance de se tailler une place dans
les huit premiers de leur conférence.
Barry Melrose, ancien entraineur des Kings de Los
Angeles et du Lightning, maintenant analyste au réseau ESPN, prédisait la
dernière place de la Conférence aux Panthers.
Pas surprenant dans son cas, c’est le même Melrose
qui avait dit que Stephen Stemkos ne serait jamais un grand joueur.
Bien que l’objectivité doit primer chez les journalistes, il faut admettre
qu’après 12 années d’attente, il est agréable finalement de voir cette équipe,
que vous épiez depuis tout ce temps, atteindre un tel objectif.
Parce qu’il faut le dire, ce n’était pas toujours
drôle d’exercer notre métier auprès d’une formation qui n’en finissait plus de
sortir du bourbier.
L’ambiance était constamment morose.
Dale Tallon avait un plan à son arrivée. Jusqu’ici, il n’y a pas dérogé.
Il semble qu’il va d’ailleurs persister à maintenir
le cap, sans sauter les étapes.
Les résultats sont déjà au rendez-vous.
Il va ajouter d’autres valeurs sûres à son alignement l’an prochain.
Les Panthers auraient dû gagner leur titre de
division avec plus d’éclat. Mais il faut reconnaitre qu’avec tous ces nouveaux
joueurs et entraineurs, il fallait du temps pour tout mettre en place.
Dans ces circonstances, les Panthers ont livré la
marchandise et les 19 000 amateurs leur ont rendu hommage pendant et après ce
triomphe samedi, en harmonisant la vague dans les gradins et en inondant la
glace de rats en plastique à la fin.
La magie est revenue
au Bank Atlantic Center.
Souhaitons qu’elle perdure un peu encore quelques
semaines.