La semaine dernière, le
candidat Républicain Mitt Romney a gagné, par cinq points, les primaires dans
trois états, dont le Wisconsin.
Par Louis S. St-Laurent II
Romney bénéficie d’un
grand avantage financier sur Rick Santorum.
Santorum, loin derrière en nombre de délégués pour
la convention républicaine qui se tiendra en juin, a déclaré qu’il continuera
sa course à la présidence ainsi que ses attaques féroces contre
Mitt Romney.
Nous sommes en ce moment
dans le 4e mois de la saison des élections primaires, après avoir
commencé avec le caucus de l’Iowa le 3 janvier 2012.
D’autres primaires
républicaines auront lieu jusqu’en juin afin de décider du représentant qui
affrontera le Président Obama aux élections générales de novembre.
Afin d’être prêts
pour le caucus d’Iowa au début de janvier dernier, les candidats Républicains à la présidence avaient dû
commencer leur campagne avant les élections du Congrès en 2010.
Lors de ces élections les
candidats Romney, Santorum et Paul, avaient fait campagne auprès des candidats
locaux pour obtenir leurs appuis et leurs engagements en
vue de la campagne des primaires pour la présidence. Le système requiert que le
Congrès et la Maison Blanche consacrent un temps considérable à la campagne
électorale.
Pourtant la Nation aurait besoin
de leurs efforts pour gérer la crise économique causée par la plus longue
récession depuis la Grande Dépression. Les membres de l’US House of
Representatives sont élus tous les deux ans et ainsi, ils sont déjà activement
en campagne à plein temps plutôt que de gouverner à Washington.
Au Canada, quand les
élections nationales sont fixées, la campagne électorale elle-même ne dure que
60 jours approximativement, 37 jours seulement pour les dernières élections
canadiennes.
Pendant ce temps, le Premier
Ministre doit passer une grande partie de son temps à faire campagne sans
s’occuper de conduire les affaires de l’État.
Ainsi le gouvernement
canadien ne fonctionne qu’à demi-régime pour une durée raisonnable d’une
quarantaine de jours seulement, selon la durée de la campagne.
Aux États-Unis, les
campagnes présidentielles se tiennent tous les quatre ans et s’éternisent entre
deux et trois ans.
Les Américains ne peuvent pas compter
sur la présence d’un substitut au chef de gouvernement comme c’est le cas du gouverneur
Général au Canada qui peut prendre en charge les fonctions
d’accueil et d’hébergement des chefs d’états étrangers.
Ici la position de
Vice-président n’est pas considéré comme suffisamment représentative, ce qui
fait que les fonctions protocolaires doivent être prises en charge par le
Président lui-même.
Il est estimé que 50% du
calendrier présidentiel est consacré aux déplacements et à des engagements qui
n’ont pas nécessairement un lien direct avec le devoir de diriger la Nation.
Le Vice-président est
délégué uniquement lorsque la mission à l’endroit d’une nation étrangère n’est
pas jugée cruciale pour les intérêts des États-Unis et que cette nation n’y
voit aucune objection.
Cependant quand une crise
sérieuse survient, qu’elle soit d’ordre économique ou autre, le système
électoral en cours ne fait qu’amplifier une situation inacceptable qui pèse
davantage sur le Congrès et sur le Président.
Et justement, le système
actuel va en sens contraire de la logique, puisque d’année en année, de plus en
plus d’états tentent de tenir plus tôt encore les primaires, afin d’arracher
davantage de voix pour la course à la Présidence.