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Maxime Farago : très généreux sur scène

Publication date: 8 mars 12 08:00:00

Un répertoire de souvenirs musicaux; voilà ce que les fans de Maxime Farago ont pu apprécier dans une enceinte pleine à craquer, à Lauderdale Lakes.

Par Doris Moisan

Très généreux sur scène, conversant en même temps avec son public, entre ses refrains, le fils de Johnny Farago a livré une grande performance, faisant revivre de vieux succès toujours dans la mémoire des spectateurs. La voix juste, il a naturellement rendu hommage à son père mais également à d’autres vedettes décédées, dont Gilbert Bécaud, Joe Dassin, Johnny Cash, et bien entendu, Elvis Presley, son idole de jeunesse.
Il n’a surtout pas manqué d’interpréter les plus grands succès de son père, dont son premier 45 tours, en 1967, intitulé « Je t’aime, je te veux », vendu à plus de 300 000 exemplaires en trois mois.
Maxime Farago: trés généreux sur scène

Tout en émotion

« J’ai ta photo dans ma chambre » et « Trois p’tits coups » ont animé l’assistance. Sublime l’interprétation de « My way » mixée à la version française « Comme d’habitude ». L’émotion était à son comble lorsqu’il a entamé un monologue, les derniers mots signés « Salut Johnny ! ». Ému d’un passé gravé dans sa mémoire, il a eu droit à une ovation debout. Maxime a composé quatre chansons jusqu’à ce jour, que l’on retrouve sur l’un de ses six disques.
Maxime Farago

Autres représentations

En Floride depuis janvier, Maxime Farago chante partout : de l’Universal Palms Hotel au Thunderbird. Bref, six à sept soirs par semaine jusqu’à la fin mars.
Au Québec, depuis des années, sa tournée de spectacles compte plus de 80 représentations.
Maxime a une demi-sœur. Il est père de trois filles. Aucune n’a osé s’aventurer dans le monde du spectacle. En compagnie de sa charmante épouse Nancy Dufour, il habite à Saint-Siméon, dans Charlevoix, tout comme la famille de son épouse. En plus de la chanson, ils ont une passion pour les chevaux.

Santé fragile

Les maladies cardiaques sont héréditaires chez lui, ayant emporté prématurément plusieurs membres de sa famille, dont son père Johnny, à 53 ans, il y a 15 ans déjà. Maxime se méfie de ce que l’avenir peut lui réserver. À 45 ans, il souffre d’une maladie cardiaque. Il a cessé de fumer, il y a cinq ans, et entend s’attaquer à son problème d’embonpoint.
« J’ai bien compris qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Mais, dans notre métier, il y a tellement de contraintes comme cette nécessité de prendre des repas après les spectacles, puisque nous ne le faisons pas avant les représentations. Alors nous mangeons très tard, ce qui n’est pas très sain, surtout que nous allons au lit dès le repas terminé. J’aimerais également être plus actif. Je ne voudrais pas que mes enfants aient à souffrir comme moi d’un père décédé trop jeune », insiste Maxime.

La vie en rose

Maxime caresse d’autres projets, comme celui de relancer le cabaret en Floride « La vie en rose » dont son père Johnny a été propriétaire pendant 26 ans. « J’y songe très sérieusement et des associés pourraient être intéressés par le projet. Je préconise la formule du souper-spectacle mais à des prix accessibles à tous ». Maxime roule sa bosse depuis une trentaine d’années, dans le monde du spectacle.
Comme on le voit, il n’a pas du tout le goût de s’arrêter. Du moins pas encore.