Un répertoire de souvenirs musicaux;
voilà ce que les fans de Maxime Farago ont pu apprécier dans une enceinte
pleine à craquer, à Lauderdale Lakes.
Par Doris Moisan
Très généreux sur scène, conversant en même temps avec son public, entre ses refrains, le
fils de Johnny Farago a livré une grande performance, faisant revivre de vieux
succès toujours dans la mémoire des spectateurs. La voix juste, il a
naturellement rendu hommage à son père mais également à d’autres vedettes
décédées, dont Gilbert Bécaud, Joe Dassin,
Johnny Cash, et bien entendu, Elvis Presley, son idole de jeunesse.
Il n’a surtout pas manqué
d’interpréter les plus grands succès de son père,
dont son premier 45 tours, en 1967, intitulé « Je
t’aime, je te veux », vendu à plus de 300 000 exemplaires en trois mois.
Tout en émotion
« J’ai ta photo dans ma
chambre » et « Trois p’tits coups » ont animé l’assistance. Sublime
l’interprétation de « My way » mixée à
la version française « Comme d’habitude ». L’émotion était à son comble
lorsqu’il a entamé un monologue, les derniers mots signés « Salut Johnny ! ». Ému d’un passé
gravé dans sa mémoire, il a eu droit à une ovation debout. Maxime a composé
quatre chansons jusqu’à ce jour, que l’on retrouve sur l’un de ses six disques.
Autres représentations
En Floride depuis janvier, Maxime
Farago chante partout : de l’Universal
Palms Hotel au Thunderbird. Bref, six à sept
soirs par semaine jusqu’à la fin mars.
Au Québec, depuis des années, sa
tournée de spectacles compte plus de 80 représentations.
Maxime a une demi-sœur. Il est père de trois filles. Aucune n’a osé s’aventurer dans
le monde du spectacle. En compagnie de sa charmante épouse Nancy Dufour, il
habite à Saint-Siméon, dans Charlevoix, tout comme la famille de son épouse. En
plus de la chanson, ils ont une passion pour les chevaux.
Santé fragile
Les maladies cardiaques sont
héréditaires chez lui, ayant emporté prématurément plusieurs membres de sa
famille, dont son père Johnny, à 53 ans, il y a 15 ans déjà. Maxime se méfie de
ce que l’avenir peut lui réserver. À 45 ans, il
souffre d’une maladie cardiaque. Il a cessé de fumer, il y a cinq ans, et
entend s’attaquer à son problème d’embonpoint.
« J’ai bien compris qu’il n’est
jamais trop tard pour bien faire. Mais, dans
notre métier, il y a tellement de contraintes
comme cette nécessité de prendre des repas après les spectacles, puisque nous
ne le faisons pas avant les représentations. Alors nous mangeons très tard, ce qui n’est pas très sain,
surtout que nous allons au lit dès le repas terminé. J’aimerais également être
plus actif. Je ne voudrais pas que mes enfants aient à souffrir comme moi d’un
père décédé trop jeune », insiste Maxime.
La vie en rose
Maxime caresse d’autres projets, comme celui de
relancer le cabaret en Floride « La vie en rose » dont son père Johnny a été propriétaire
pendant 26 ans. « J’y songe très
sérieusement et des associés pourraient
être intéressés par le projet. Je préconise la formule du souper-spectacle mais à des prix accessibles à tous ». Maxime roule sa bosse depuis une
trentaine d’années, dans le monde du spectacle.
Comme on le voit, il n’a pas du tout
le goût de s’arrêter. Du moins pas encore.