par Louis S. St. Laurent II
En Floride,
les taxes immobilières ne sont pas les mêmes pour les résidents que pour les visiteurs
saisonniers ou les investisseurs étrangers. « Homestead » correspond
à la résidence principale, c’est-à-dire l’adresse permanente du propriétaire du
bien.
Cette exemption
se compose d’une première exonération de 25.000 $ sur la valeur de la propriété
puis d’une deuxième, également de 25.000 $, qui ne s’applique toutefois pas sur
les taxes appliquées pour le financement des écoles. De plus, ceux bénéficiant
de cette exemption « homestead » ne peuvent avoir la valeur de leur
propriété, pour le calcul des taxes immobilières, augmentée de plus de 3 % même
si la valeur sur le marché a augmenté de 15 à 20 % durant l’année, ce qui est
effectivement arrivé entre 2001 et 2008.
Les
propriétés qui ne sont pas des résidences principales et qui ne bénéficient donc
pas de cette exemption, car elles appartiennent à des acheteurs étrangers et/ou
à des résidents temporaires, n’avaient pas de limitation concernant
l’augmentation de leur valeur jusqu’en 2008. En effet, les lois floridiennes
ont changé en 2008 permettant ainsi aux non-bénéficiaires de l’exemption
(acheteurs canadiens, etc.) de ne pas avoir la valeur de leur bien augmentée de
plus de 10 % durant l’année pour calculer l’impôt foncier.
Dans la
section 193.1555 des statuts de la Floride, il est indiqué qu’à partir de 2009
ou bien l’année qui suit la date d’imposition, la valeur de la propriété doit
être réexaminée le 1er janvier de chaque année. La modification de
la valeur résultant de cette nouvelle expertise ne peut excéder 10 %
d’augmentation par rapport à l’évaluation de l’année précédente.
Il y a eu
des propositions afin de limiter cette majoration à 5 % au lieu de 10 %,
toutefois elles n’ont pas encore été acceptées.
Si la
législation floridienne passait plus de temps à améliorer l’économie de la
Floride, elle devrait tenter de fournir aux acheteurs étrangers la même
protection contre les hausses de taxes que celle déjà en place pour les
résidents floridiens. Cela encouragerait certainement encore plus les acheteurs
à investir en Floride. Les acheteurs canadiens représentent actuellement 28 %
du marché immobilier.
Comme
exemple des grandes différences existant pour les taxes suivant le type de
propriétaire, le montant s’élève pour un condominium en projet dans le comté de
Broward, dont la valeur est estimée à 34.360 $, à 467,49 $ pour un résident
floridien et à 1.142,72 pour un résident temporaire canadien. La législation
floridienne doit comprendre que le fait de taxer un résident étranger trois
fois plus qu’un résident floridien ne favorise pas la venue d’investisseurs en
Floride.
Actuellement,
le système utilisé pour les taxes immobilières place tout le poids sur ces
résidents saisonniers qui n’ont pas d’enfant allant dans les écoles locales et
qui n’utilisent pas les services gouvernementaux fournis aux résidents de la
Floride.