L'enfer du Canadien: Trop de touristes dans l'autobus
Publication date: 27 oct. 11 09:00:00
Surpris ? Ce n'est pas le mot. Le Canadien passe un mauvais quart d'heure.
Par Jacques Demers
Je ne sais pas ce qu'ils ont fait hier soir, lundi, contre les Panthers de la Floride, une équipe nettement améliorée.
Mais au moment de venir vous jaser dans cette chronique, nous sommes dimanche, disons que c'est la grande noirceur, à Montréal pour ce qu'il en est de la Ste-Flanelle.
La dernière semaine a été mouvementée pour le Canadien, c'est le moins que l'on puisse dire. Et ce n'était pas pour le mieux.
Jacques Martin est contesté et pointé du doigt.
Personnellement, je veux attendre le dixième match pour commenter en profondeur ce qui se passe avec cette équipe.
Mais oui, je suis très surpris. Je ne m'attendais pas du tout à assister à un début de saison aussi pitoyable.
On peut toujours parler des nombreux blessés. Toutes les équipes ont des éclopés. Ce sont ceux qui doivent prendre la relève que nous devons regarder de près.
Et là, bien on peut s'interroger. Une seule victoire en sept parties, quatre petits points sur 14.
Pire encore, deux buts en 29 attaques à cinq ... qui aurait pu penser que ce serait le bilan du Canadien après deux semaines d'activités ?
Le premier visé là-dedans c'est Jacques Martin. Évidemment, c'est la coutume. L'entraîneur est toujours le responsable quand ça va mal.
Jacques est un vieux routier. Il sait comment les choses se passent à Montréal.
Il a vu ça de près quant il était à Ottawa. Le Forum était dans la cour voisine. Il ne lui apprend rien Il a déjà vu ce film là.
Il ne se défile pas. Il fait face à la musique. Mais on doit se rendre à l'évidence. Il y a des joueurs qui ne sont aucunement à la hauteur de ce que l'on attendait d'eux.
À commencer par Carey Price, puis PK Subban, Erik Cole et Tomas Plekanec.
L'an passé, Price était miraculeux. Cette année, il ne joue pas mal mais il ne performe sûrement pas au même niveau.
Subban en arrache. Lui non plus n'est pas dominant comme la saison dernière.
Erik Cole ne livre pas la marchandise. Il est redevenu le joueur qu'il était à son passage à Edmonton. Je me demande s'il est un joueur qui ne peut jouer qu'à un seul endroit : en Caroline.
Même Tomas Plekanec ne va nulle part.
Le pire cas est Gomez.
Il faut se rendre à l'évidence, il est devenu un véritable boulet pour le Canadien.
Il ne joue pas présentement et ça ne paraît pas vraiment. Gomez est vraiment de trop sur cette équipe.
Cette semaine, après le match d'hier contre la Floride, il y a les Flyers qui viennent à Montréal et puis la visite à Boston jeudi. Méchante commande.
Je regarde ces trois matches. Habituellement, je vous parle tous les 15 jours. Mais là, je vous reviens tout de suite dans une semaine.
Parce que si les choses ne se replacent pas, je vais aller au fond du malaise que je crois identifier sur cette équipe.
Tenter donc de trouver où est le « bobo ».
Simplement pour savoir si nous visons la même cible.