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CANICULE

Publication date: 28 juil. 11 09:00:00

J’habite au troisième étage et trois côtés sur quatre sont plombés par le soleil toute la journée, sans compter la toiture. De plus, j’ai une intolérance grave aux climatiseurs pour la maison. Les ventilateurs au plafond me donnent de sérieux maux de tête quand ce n’est pas carrément un rhume et me brisent la voix en quelques minutes. Je vous avoue que même en Floride, je n’ai jamais eu si chaud de ma vie. Et vous, ça va bien durant cette canicule qui nous est tombée dessus ?

Par Richard Huet

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Je suis religieusement les conseils de mon médecin. Je bois beaucoup d’eau même quand je n’ai pas soif du tout, je cherche l’ombre quand je dois absolument sortir pour faire des courses ou pour chanter. Moi qui adore le soleil, je suis obligé de le fuir quand il fait une telle chaleur. Et je suis en Amérique du Nord ! Je me souviens du temps de ma jeunesse où personne n’avait de climatiseur et où les adultes étaient habillés jusqu’au cou été comme hiver sans jamais se plaindre. Il y avait peut-être une ou deux journées de grande chaleur durant l’été mais pas des semaines entières. Tout se bascule dans notre environnement. Même les hivers sont étranges et imprévisibles.

Je ne crois pas aux prédictions de fin du monde très prochaine mais je vois bien que plus rien n’est pareil. Aujourd’hui, les mots tsunami, tornades, inondations, sécheresses, ouragans, volcans, tremblements de terre et autres du genre, sont courants dans nos médias. C’est chaque jour qu’on annonce une nouvelle plaie, un nouveau désastre et j’ai envie de fuir un peu ces catastrophes à répétition.

Je me surprends à rêver déjà au prochain CanadaFest en janvier prochain. Sur le Broadwalk de Hollywood, je suis bien, je suis comme chez moi et la température n’est jamais trop chaude pour moi en cette saison. Je redeviens un ado et je vais faire mes commissions à pied jusqu’au Young Circle aller-retour sans aucun effort. Je retrouve une jeunesse qui ne m’appartient plus physiquement mais qui vient du cœur. Je marche toute la journée sans me fatiguer comme si l’air de l’océan et les sourires des gens me donnaient des ailes. Je ne peux pas mieux décrire ce qui m’arrive quand je suis là. C’est cliché mais c’est comme ça.

Pour moi, c’est fini les années où je m’étendais sur la plage comme une tranche de bacon sur le barbecue. Je reviens à Montréal presque aussi blanc que lorsque je suis parti. Mais je ne m’ennuie pas une seconde. Il y a tellement de choses à voir quand on s’en donne la peine. Je ne fréquente pas les bars et les endroits bruyants mais je peux m’émerveiller devant un palmier ou l’air heureux des personnes que je rencontre. Dire bonjour aux gens qui me saluent est une activité qui me remplie de joie et de plaisir. Je ne m’en lasse pas. Chaque sourire est un cadeau qu’ils me font.

Au moment où je vous écris ces lignes, il fait horriblement chaud à Montréal et nous avons battu des records de chaleur. J’ai une serviette autour du cou et je suis mouillé de bas en haut. Ce n’est pas beau à voir mais je pense à vous et j’ai déjà hâte de vous revoir en janvier prochain ! Passez un bel été et soyez prudents !